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29th September 2026

La qualité des données carbone, l’angle mort du Scope 3

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Élaborée en partenariat avec Kearney, l’édition 2026 du Carbon Action Report s’appuie sur les données de 56 000 entreprises et sur des entretiens menés auprès de grandes multinationales. 

Elle explore le défi du Scope 3 sous trois angles : 

  • Le déficit de mesure : des émissions bien réelles, mais encore invisibles.
  • Le retour sur la donnée : quand la fiabilité accélère les réductions d’émissions.
  • La force du collectif : une action qui se diffuse à toute la chaîne d’approvisionnement.

À travers des chiffres inédits, le rapport identifie où se concentrent les plus grosses émissions, ce qui distingue les organisations les plus performantes des autres, et pourquoi la donnée reste aujourd’hui le levier le plus sous-estimé par les entreprises.

Votre Scope 3 réel pourrait être 3 fois plus élevé que votre estimation

Le Scope 3 réel pourrait être 2,7 fois plus élevé que les entreprises ne l’estiment. Quand les données fournisseurs sont peu fiables, le Scope 3 déclaré ne représente que 2,5 fois l’empreinte opérationnelle de l’entreprise. Avec des données fiables ou vérifiées, ce chiffre grimpe à 6,8 fois. Cet écart cache des émissions bien réelles, mais absentes des objectifs, des budgets et des stratégies de décarbonation.

Se référer page 9 du Carbon Action report 2026

L’un des principaux enseignements issu de la collaboration avec Kearney : le calcul d’un Écart de Fragilité sur le Scope 3

Si 4% des entreprises utilisent des données primaires provenant de leurs fournisseurs pour calculer leur empreinte carbone de Scope 3, la grande majorité des entreprises s’appuient soit sur des moyennes sectorielles, soit ne publient aucune donnée sur leur Scope 3. Résultat : les entreprises qui utilisent des données peu fiables pourraient sous-estimer leur véritable empreinte carbone de Scope 3 jusqu’à près de 3 fois.

Nous appelons cette sous-estimation l’Écart de Fragilité : le décalage entre la résilience que les entreprises pensent avoir – portées par la multiplication des données et rapports climatiques disponibles – et leur exposition réelle, une fois que l’on regarde des données non vérifiées. 

Face à la multiplication des chocs géopolitiques, des perturbations commerciales et des impacts du changement climatique, c’est précisément cet écart qui fera la différence entre les entreprises capables d’encaisser le prochain choc et celles qui ne le pourront pas.

Lorsque nous avons présenté les principaux enseignements de l’étude avec Pierre-François Thaler, cofondateur et co-PDG d’EcoVadis à l’occasion de la Climate week de New York nous avons alerté sur cet Écart de fragilité du Scope 3 : les entreprises prennent des décisions d’investissement et d’approvisionnement sur la base de données carbone auxquelles elles ne peuvent pas réellement se fier. Il s’agit d’un véritable angle mort dans la gestion des risques d’une entreprise. Celles qui s’y attaquent dès maintenant s’appuient sur des données vérifiées pour décider auprès de quels fournisseurs elles souhaitent s’approvisionner, avant qu’une perturbation, un régulateur ou un concurrent ne les contraigne à prendre cette décision.

Le rapport contient des témoignages d’entreprises qui prouvent que la qualité des données collectées change déjà la donne : réductions des émissions plus rapides, économies mesurables, engagement fournisseurs renforcé.

Chez EcoVadis, nous avons intégré dès le départ un système de niveaux de fiabilité à quatre paliers, des données estimées jusqu’aux données vérifiées par un tiers. Dans un article précédent, j’expliquai la force de cette approche, où chaque donnée remontée est qualifiée instantanément, pour que les entreprises puissent savoir immédiatement ce qui est exploitable pour un reporting Scope 3 et ce qui nécessite encore un travail d’amélioration avec les partenaires commerciaux. 

Le Carbon Action Report 2026 prouve que c’est ce passage-là, de la donnée brute à la donnée “décisionnelle”, qui change tout dans la pratique.

Source : La méthodologie carbone d’EcoVadis: Vue d’ensemble et principes

Envie d’en savoir plus et de plonger dans les données carbone de 56 000 entreprises ? 

Je vous donne rendez-vous le 6 octobre en ligne. L’occasion d’échanger directement avec  Angela Hultberg de Kearney, Pierre-François Thaler et moi-même côté EcoVadis, lors du webinaire From Carbon Pledges to Proven Impact, le 6 octobre, en choisissant la session adaptée à votre fuseau horaire (10h30–11h00 CET ou 19h00–19h30 CET).

Lors de cette session, nous présenterons un enseignement majeur de ce que font différemment les fonctions Achats les plus performantes : cibler un petit groupe de fournisseurs à fort impact pour faire progresser tout le réseau et être dans la trajectoire visée.

PS : Rendez-vous aussi au World Tour EcoVadis, le 15 octobre à Paris, dont plusieurs interventions telles que “La donnée en action : optimiser vos décisions achats avec la plateforme EcoVadis” ou encore “De l’estimation à l’action : la donnée primaire comme moteur de décarbonation” seront l’occasion aussi d’échanges en français sur le sujet durant toute la journée.

La toute dernière newsletter Carbon vous attend ici.

SVP & Climate Ambassador EcoVadis, driving global supply chain decarbonisation. Previously working at CDP with 16 years of leadership experience, he served as Chief Commercial Officer, scaling corporate climate action worldwide.

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